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Guides pratiques13 min de lecturePublié le 20 octobre 2026

Sauvegarde cloud pour TPE et PME : le guide pour ne rien perdre

Panne de serveur, erreur de manipulation, rançongiciel : la règle 3-2-1, les types de sauvegarde, les critères pour choisir une solution et les étapes pour mettre en place une sauvegarde cloud dans une PME.

Pierre BoudoulCofondateur, Mon Cloud Français

Résumez cet article avec une IA

Pour une PME, le backup des données dans le cloud n’a rien d’un luxe technique. C’est ce qui permet à l’entreprise de continuer à travailler le lendemain d’un incident : un disque ou un serveur en panne, un fichier écrasé par erreur, un ordinateur volé ou une cyberattaque. Une solution de sauvegarde cloud consiste à envoyer régulièrement vos données vers un datacenter distant, chez un fournisseur spécialisé, avec un stockage sécurisé hors de vos locaux, à l’abri d’une catastrophe sur place.

Une bonne stratégie de protection des données préserve l’activité contre la perte de données, la panne, le ransomware et la cyberattaque. Elle garantit une restauration rapide des données critiques, avec un coût maîtrisé, un support réactif, un chiffrement fiable et un niveau de sécurité adapté à votre infrastructure.

Ce guide s’adresse aux dirigeants de TPE et PME sans service informatique. Il explique la règle 3-2-1, les types de sauvegarde, les critères pour choisir une offre (espace de stockage, restauration, accessibilité, support) et les étapes pour la mettre en œuvre.

Pourquoi la sauvegarde est devenue critique pour une PME

Les données d’une entreprise sont son principal outil : devis, factures, plans, dossiers commerciaux, comptabilité, échanges par e-mail. Quand elles disparaissent, l’activité s’arrête. Une grande entreprise dispose d’équipes pour gérer ce risque de perte ; une PME repose souvent sur un serveur dans un placard, un disque dur externe ou la bonne volonté d’un salarié.

Cinq façons de perdre des données

  1. 1La panne matérielle : un disque dur, un serveur ou un ordinateur portable qui cesse de fonctionner, sans prévenir.
  2. 2L’erreur humaine : un dossier supprimé, une bonne version écrasée par une mauvaise, un document déplacé on ne sait où.
  3. 3Le vol ou la perte : un portable oublié dans un train, un téléphone volé avec les photos de chantier de la semaine.
  4. 4La cyberattaque : un rançongiciel (ransomware) qui chiffre les fichiers et réclame une rançon pour les rendre.
  5. 5Le sinistre physique : un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage qui détruit en une fois les ordinateurs et la sauvegarde locale rangée dans les mêmes locaux.

Sauvegarde cloud : définition

Une sauvegarde cloud consiste à copier automatiquement vos données vers un espace de stockage hébergé chez un fournisseur tiers, dans un data center distant, un environnement sécurisé et surveillé. En cas de perte, vous pouvez accéder à cette copie sécurisée et récupérer les informations à la date de votre choix.

On parle aussi de sauvegarde en ligne ou de backup externalisé. La sauvegarde automatique est la clé : une copie qui dépend d’une manipulation manuelle finit toujours par être oubliée.

Sauvegarde, synchronisation, archivage : ne pas confondre

Beaucoup d’entreprises pensent être protégées parce que tout est « dans le cloud ». C’est souvent une synchronisation, pas une sauvegarde.

  • La synchronisation réplique en continu le contenu de l’ordinateur dans un espace en ligne. Pratique, mais elle reproduit aussi les suppressions et les fichiers chiffrés par un rançongiciel.
  • La sauvegarde, ou backup, conserve des points de restauration datés, indépendants des données en cours d’utilisation. Vous pouvez revenir à l’état d’hier ou de la semaine dernière.
  • L’archivage conserve sur le long terme des documents qui ne bougent plus, souvent pour des raisons légales ou comptables.

Quelle est la règle 3-2-1 ?

La règle 3-2-1 est la référence la plus simple pour construire une stratégie de protection. Elle tient en trois chiffres faciles à retenir.

  1. 13 exemplaires de vos données : l’original et deux sauvegardes.
  2. 22 supports différents : par exemple le serveur de l’entreprise et un espace de stockage dans le cloud.
  3. 31 copie hors site : dans un datacenter ou un autre lieu que vos locaux, pour survivre à un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage.

Dans une petite entreprise, la manière la plus courante de l’appliquer associe une copie locale, pour revenir en arrière vite, et un backup dans le cloud, qui protège contre la perte du site entier. Exemple : les données courantes sont sur les ordinateurs et dans un espace partagé, et une sauvegarde quotidienne part chez un fournisseur tiers. Vous avez bien trois exemplaires, sur deux supports, dont un hors site.

Quels types de sauvegarde existent ?

Complète, incrémentielle ou différentielle

  • Sauvegarde complète : tout est copié à chaque fois. Simple à remettre en place, mais longue et gourmande en espace.
  • Sauvegarde incrémentielle : seuls les éléments modifiés depuis la dernière sauvegarde sont copiés. Rapide et économe en bande passante.
  • Sauvegarde différentielle : les éléments modifiés depuis la dernière sauvegarde complète sont copiés. Un compromis : la sauvegarde différentielle grossit au fil des jours, mais la récupération est plus simple.

La plupart des offres combinent une première sauvegarde complète puis des sauvegardes incrémentielles quotidiennes, en éliminant les envois inutiles : après l’envoi initial, seules les modifications circulent sur votre connexion internet.

Sauvegarde locale, sur site, dans le cloud ou hybride

  • Sauvegarde locale : sur un disque dur externe ou un NAS branché au réseau. Rapide, mais exposée aux risques de l’original.
  • Sauvegarde sur site : sur un second serveur dans vos locaux. Limite identique en cas d’incendie, de vol ou de cyberattaque qui touche tout le réseau.
  • Sauvegarde dans le cloud : chez un fournisseur tiers, dans un datacenter hors de vos locaux. Elle constitue naturellement l’exemplaire hors site du dispositif 3-2-1.
  • Sauvegarde hybride : un exemplaire local pour aller vite, un autre dans le cloud pour le scénario grave.

Sauvegarde de fichiers ou image système

Une sauvegarde de fichiers protège les données. Une sauvegarde d’image système copie en plus le système d’exploitation, les logiciels et les réglages : elle permet de reconstruire un serveur entier après une catastrophe. Cette approche est généralement réservée aux serveurs et aux environnements techniques.

Les avantages d’une sauvegarde cloud pour une PME

Pour une petite structure, la sauvegarde en ligne règle plusieurs problèmes d’un coup. Son principal avantage : elle supprime les pratiques les plus fragiles. Son principal inconvénient : la dépendance à la connexion internet.

  1. 1Automatique : plus besoin de penser à brancher le disque dur externe le vendredi soir, ni de dépendre d’une seule personne qui part en congés.
  2. 2Hors site par nature : la sauvegarde se trouve dans un datacenter distant, qu’un sinistre dans vos locaux n’atteint pas.
  3. 3Accessible partout : vous pouvez accéder à vos sauvegardes depuis n’importe quel ordinateur connecté à internet.
  4. 4Restauration ciblée : vous récupérez un seul fichier ou un dossier, sans tout réinstaller.
  5. 5Coût prévisible : un abonnement selon l’espace utilisé, sans serveur supplémentaire à acheter ni à remplacer.
  6. 6Capacité évolutive et moins de gestion : l’espace suit le volume de vos données, et la maintenance de l’infrastructure est assurée par le fournisseur.

Les risques et inconvénients de la sauvegarde cloud

Externaliser ses données déplace une partie du risque vers un prestataire, et il faut savoir lequel. Mieux vaut connaître les inconvénients et les différences entre offres avant de choisir une solution.

La dépendance à la connexion

Le premier envoi complet peut prendre du temps avec beaucoup de données et un débit faible. La récupération d’un gros volume dépend elle aussi de votre bande passante et de votre opérateur télécom.

La localisation et le droit applicable

Vos sauvegardes contiennent tout : fichiers commerciaux, salaires, contrats. Il faut savoir dans quel pays elles sont stockées, et de quel droit relève le fournisseur. Un prestataire soumis à une loi étrangère peut se voir contraint de communiquer des données, quel que soit l’endroit où elles se trouvent.

La synchronisation déguisée et la sauvegarde jamais testée

Certaines offres présentées comme des sauvegardes ne conservent que le dernier état des données : face à un rançongiciel, elles ne servent à rien. Et une copie jamais testée reste une hypothèse : le risque le plus courant est de découvrir, au moment de l’incident, qu’elle était incomplète.

La compromission des accès

Si un pirate obtient les identifiants d’un administrateur, il peut tenter de supprimer les sauvegardes avant de lancer son attaque. D’où l’intérêt d’un exemplaire isolé et de la double authentification : la compromission d’un seul compte ne doit pas suffire.

Les coûts supplémentaires

Certaines offres facturent la restauration, le stockage au-delà d’un palier ou la récupération des données en fin de contrat. Ces frais supplémentaires, souvent à découvrir trop tard, et les options supplémentaires payantes sont un inconvénient de plus : lisez la grille tarifaire en entier.

Comment choisir une solution de sauvegarde cloud pour PME

  1. 1Localisation : dans quel pays, et dans quels datacenters, sont stockées les sauvegardes ?
  2. 2Juridiction du fournisseur : de quel droit relève l’entreprise qui signe le contrat ?
  3. 3Chiffrement : les sauvegardes sont-elles chiffrées pendant le transfert et sur les serveurs ?
  4. 4Sécurité physique du datacenter : contrôle d’accès, protection incendie, alimentation secourue.
  5. 5Fréquence et conservation : une sauvegarde quotidienne au minimum, à un rythme régulier, et quelle durée pour remonter en arrière ?
  6. 6Granularité : restauration élément par élément, dossier entier, ou tout ou rien ?
  7. 7Périmètre : ordinateurs, téléphones, serveur partagé, messagerie ?
  8. 8Coût : prix au volume, frais de restauration éventuels, frais de sortie.
  9. 9Support client : qui répond, dans quelle langue, dans quel délai, et pouvez-vous restaurer vous-même ?

Accessibilité, rapports et niveaux d’exigence

  • Accessibilité : les sauvegardes sont-elles accessibles depuis une interface web, à tout moment ? Une bonne accessibilité évite d’attendre une intervention, et l’accessibilité depuis un autre lieu compte en cas de sinistre.
  • Rapports : recevez-vous un rapport de sauvegarde en cas d’échec ou d’anomalie ?
  • Audit : le fournisseur peut-il présenter un audit de sécurité ou une certification, comme ISO 27001, avec son périmètre ?
  • Exigences du secteur : pour les données de santé, l’hébergeur doit être certifié HDS (hébergeur de données de santé).

Les principaux types de fournisseurs

  • Les suites collaboratives, comme Microsoft 365, Google Workspace ou leurs équivalents européens : stockage synchronisé, mais sauvegarde souvent limitée.
  • Les éditeurs spécialisés, comme Veeam ou Acronis : des produits de backup complets, plutôt destinés aux équipes informatiques. Veeam, par exemple, vise surtout les serveurs et les environnements virtualisés ; les produits Veeam demandent donc des compétences techniques.
  • Les hébergeurs et les opérateurs télécom, ou leurs filiales spécialisées dans les data centers, qui proposent du stockage en datacenter à configurer par vos soins, avec une large palette d’options, une large capacité et une large couverture.
  • Les prestataires informatiques locaux, partenaires de ces plateformes, qui installent et surveillent la solution pour vous.

La meilleure solution, ou plutôt la meilleure combinaison, dépend de vos ressources internes. Sans informaticien, mieux vaut opter pour une offre clé en main, accessible depuis une interface web simple.

Les questions à poser à un fournisseur tiers

  • Puis-je récupérer seul un fichier, ou faut-il faire appel au support ?
  • Combien de versions sont conservées pour chaque élément, et pendant combien de temps ?
  • Les sauvegardes sont-elles stockées sur un site distinct de mes données d’origine ?
  • Qui a accès à mes sauvegardes, et comment ces accès sont-ils tracés ?
  • Comment récupérer l’ensemble de mes données si je change de prestataire ?

Un prestataire sérieux sait répondre à ces questions par écrit. Une réponse floue sur la localisation ou la rétention doit vous alerter.

Combien de données pouvez-vous vous permettre de perdre ?

Avant de choisir une offre, posez-vous deux questions. Elles déterminent la fréquence de sauvegarde et le niveau de service dont vous avez besoin.

  • Perte maximale acceptable : si la dernière sauvegarde date d’hier soir, pouvez-vous refaire une journée de travail ? Les spécialistes parlent de RPO (Recovery Point Objective).
  • Durée d’interruption acceptable : combien de temps l’entreprise peut-elle fonctionner sans ses données ? C’est le RTO (Recovery Time Objective).

Le RPO fixe la fréquence de sauvegarde ; le RTO fixe la rapidité de récupération attendue. Plus ces objectifs sont exigeants, plus la sauvegarde coûte cher : le bon niveau dépend de la taille et de l’organisation de l’entreprise. Pour la plupart des TPE et PME, une sauvegarde quotidienne suffit ; la comptabilité ou un logiciel métier méritent parfois un traitement spécifique.

Traduire le RPO en heures de travail

Le sigle fait peur, la question est pourtant simple : il s’agit de découvrir ce que coûte une journée perdue. Faites ce calcul en cinq minutes, avec les chiffres de votre propre équipe :

  1. 1Imaginez que vous perdez tout ce qui a été créé ou modifié depuis hier soir.
  2. 2Estimez le temps nécessaire pour le refaire : saisies, devis, courriels, plans.
  3. 3Multipliez par le nombre de personnes concernées : trois heures à refaire pour cinq personnes font quinze heures de travail.
  4. 4Ajoutez ce qui ne se refait pas : un document reçu d’un partenaire et jamais archivé ailleurs, une photo de chantier unique.
  5. 5Si ce total vous paraît supportable, une sauvegarde quotidienne vous convient. Sinon, il vous faut des copies plus fréquentes pour les données concernées.

Reprise après catastrophe et continuité d’activité

Ces deux indicateurs servent de base au plan de reprise d’activité (PRA) et au plan de continuité d’activité (PCA). Pour une PME, une page suffit souvent : l’ordre de récupération des données critiques, le redémarrage des systèmes et les contacts utiles en cas de catastrophe.

Comment mettre en place une sauvegarde cloud

  1. 1Inventorier : ordinateurs, téléphones, serveur partagé, dossiers critiques et logiciels métier.
  2. 2Classer : distinguer les données critiques, importantes et secondaires.
  3. 3Choisir la solution : selon les critères ci-dessus et votre volume de données.
  4. 4Installer : client de sauvegarde ou de synchronisation sur les ordinateurs, application sur les téléphones.
  5. 5Lancer la première sauvegarde complète, de préférence le soir ou le week-end.
  6. 6Tester une restauration : récupérer un fichier réel pour vérifier que tout fonctionne.
  7. 7Documenter : qui fait quoi en cas d’incident, et où se trouvent les accès.

Le test de restauration trimestriel, en 20 minutes

La CNIL recommande de tester régulièrement l’intégrité des sauvegardes et la capacité à les remettre en service. C’est le seul moyen de savoir que la sauvegarde contient bien ce que vous croyez. Voici une routine simple, à inscrire dans l’agenda une fois par trimestre.

  1. 1Tirez au sort un fichier, puis choisissez un dossier entier, de préférence dans une équipe différente à chaque fois.
  2. 2Restaurez-les dans un emplacement de test, jamais à l’emplacement des originaux.
  3. 3Ouvrez les fichiers récupérés : c’est la seule manière de découvrir un document illisible avant qu’il ne manque.
  4. 4Chronométrez l’opération : c’est votre délai de reprise réel, pas celui d’une brochure.
  5. 5Changez de personne à chaque test, pour que plus d’un salarié sache restaurer.

Consignez chaque test dans un registre : date, éléments restaurés, durée, résultat, action à mener. Ce registre sert aussi de preuve lors d’un audit.

Comment assurer la sécurité des données sauvegardées

Chiffrer les sauvegardes et séparer les accès

Les données doivent être chiffrées pendant le transfert sur internet et dans le datacenter du fournisseur : en cas d’accès non autorisé à l’infrastructure, elles restent illisibles. Vérifiez aussi qui détient les clés de chiffrement. Un ransomware utilise souvent les droits d’un administrateur compromis : si ces droits permettent de supprimer les sauvegardes, la protection tombe.

Immuabilité, copie hors ligne, isolement : empêcher l’effacement

Trois mécanismes répondent à une crainte unique : qu’un attaquant efface vos sauvegardes avant de chiffrer vos données. Ils ne se valent pas et ne sont pas proposés partout.

  • La sauvegarde immuable : une copie verrouillée pendant une durée fixée, que personne ne peut modifier ni supprimer, pas même un administrateur, ce qui élimine le risque d’effacement. Question à poser : « Vos sauvegardes sont-elles immuables, et pendant combien de jours ? »
  • La copie hors ligne : un support déconnecté du réseau, comme un disque rangé après usage. La CNIL recommande d’isoler au moins une sauvegarde hors ligne. Question à vous poser : « Qui débranche le disque, et quand ? »
  • L’isolement logique : une sauvegarde gérée avec des comptes distincts de ceux du quotidien, chez un autre prestataire ou sur une autre plateforme. Question à poser : « Un compte compromis chez moi peut-il supprimer mes sauvegardes chez vous ? »

Une PME n’a pas besoin des trois, mais d’au moins un exemplaire qu’un mot de passe volé ne permet pas d’effacer.

Protéger les comptes et la cybersécurité

  • Activer la double authentification sur tous les comptes, en priorité ceux des administrateurs.
  • Limiter le nombre de personnes qui peuvent gérer les sauvegardes, et retirer rapidement les droits des salariés qui partent.
  • Appliquer les correctifs, filtrer les e-mails et sensibiliser les équipes : la sauvegarde est le dernier rempart, pas le seul.

Sauvegarde et RGPD : ce que la loi attend

Le RGPD demande aux entreprises de protéger les données personnelles qu’elles traitent. Son article 32 cite explicitement la capacité à rétablir la disponibilité des données et l’accès à celles-ci dans des délais appropriés en cas d’incident. Une sauvegarde fiable fait donc partie des mesures attendues pour la conformité.

Votre fournisseur de sauvegarde devient également un sous-traitant au sens du RGPD : un contrat doit encadrer ce qu’il fait de vos données et les garanties qu’il apporte.

  • Vérifiez que le contrat précise la localisation des données et la liste des sous-traitants.
  • Privilégiez une sauvegarde hébergée dans l’Union européenne, idéalement en France, pour éviter les transferts hors UE.
  • Documentez votre politique de sauvegarde, et conservez les rapports de test : ils pourront vous être demandés lors d’un audit ou d’un contrôle.

Les secteurs aux exigences particulières

  • Santé : les données de santé doivent être confiées à un hébergeur certifié HDS.
  • Professions du droit et du chiffre : le secret professionnel impose de savoir où se trouvent les sauvegardes.
  • Secteur public : les cahiers des charges imposent souvent un hébergement en France.

Que faut-il sauvegarder dans une PME ?

Quelle que soit la taille de l’organisation, une sauvegarde utile commence par un périmètre clair. Beaucoup d’entreprises sauvegardent le serveur et oublient les postes, ou l’inverse.

  1. 1Les ordinateurs : les dossiers Documents et Bureau, où chacun range ce qu’il ne devrait pas y ranger.
  2. 2Le serveur de fichiers ou l’espace partagé : les dossiers d’équipe, les modèles, les archives.
  3. 3Les téléphones : photos de chantier, justificatifs, notes prises en rendez-vous.
  4. 4La messagerie : les échanges avec les clients et les fournisseurs, souvent la mémoire de l’entreprise.
  5. 5Les logiciels métier : comptabilité, gestion commerciale, caisse, dont l’éditeur propose parfois sa propre sauvegarde.

Le cas des outils en ligne

Les données d’un logiciel en ligne sont stockées chez l’éditeur. Vérifiez ce qu’il sauvegarde, pendant combien de temps, et si vous pouvez exporter vos données sans faire appel à lui. Les éditeurs, Microsoft compris, appliquent un modèle de responsabilité partagée : ils garantissent la disponibilité du service, mais la protection contre les erreurs d’utilisation reste en grande partie à votre charge.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Un seul disque dur externe, toujours branché : il sera chiffré avec le reste lors d’une cyberattaque.
  • Une sauvegarde manuelle : elle s’arrête dès que la personne qui s’en charge est absente.
  • Aucune vérification : personne ne lit les rapports ni ne s’aperçoit qu’une sauvegarde échoue depuis des semaines.
  • Une rétention trop courte : une erreur à découvrir tardivement ne peut plus être réparée.
  • Des accès partagés : un mot de passe administrateur utilisé par plusieurs personnes.
  • Aucune procédure écrite : au moment de la panne, personne ne sait par où commencer.

Le jour de l’incident : les bons réflexes

  1. 1Isoler : débrancher du réseau les postes touchés pour limiter la propagation.
  2. 2Ne pas supprimer : conserver les éléments utiles à l’analyse de l’incident.
  3. 3Prévenir : faire appel à votre prestataire informatique, votre fournisseur de sauvegarde et, si besoin, votre assureur.
  4. 4Identifier le dernier point de restauration sain, antérieur à l’incident.
  5. 5Restaurer en priorité les données critiques pour reprendre l’activité, puis le reste.
  6. 6Comprendre l’origine de l’incident avant de reconnecter les postes.

L’enveloppe du dirigeant absent

Dans beaucoup de petites entreprises, une seule personne sait où sont les sauvegardes. Si l’incident tombe pendant ses vacances, tout s’arrête. Préparez une page imprimée, rangée sous enveloppe dans un endroit connu de deux personnes de confiance, par exemple votre expert-comptable.

  • Où se trouvent les sauvegardes : prestataire, type de dispositif, adresse de l’interface.
  • Qui appeler, dans quel ordre : prestataire informatique, fournisseur de sauvegarde, assureur.
  • Où trouver les accès : le nom du coffre-fort de mots de passe et la personne qui peut l’ouvrir, jamais les mots de passe eux-mêmes.
  • Ce qu’il faut restaurer en premier : la liste courte des données sans lesquelles l’entreprise ne peut pas facturer.
  • La date de la dernière révision de la page, à revoir à chaque changement d’outil ou de personne.

La sauvegarde chez Mon Cloud Français

Nous proposons deux niveaux de protection, pensés pour les PME qui n’ont pas de service informatique.

Au quotidien, inclus

  • Synchronisation des postes sous Windows, macOS et Linux.
  • Envoi automatique des photos et vidéos des téléphones, iPhone et Android.
  • Historique des versions pour revenir à l’état d’un fichier avant une mauvaise manipulation.
  • Corbeille : les éléments supprimés restent récupérables au moins 30 jours.

Pour le scénario grave, en option

  • Une copie chiffrée hors site, séparée de vos données courantes et hébergée en France, dans les datacenters OVHcloud de Roubaix et Gravelines.
  • Une sauvegarde incrémentielle quotidienne, conservée 30 jours.
  • Une restauration élément par élément, à la date de votre choix.
  • 11 € HT par tranche de 100 Go et par mois, en option du Pack complet.

Exemple chiffré : une association et une PME

Deux situations fictives, calculées avec nos prix publics, pour vous donner un ordre de grandeur.

  • Une association d’aide aux devoirs : les dossiers des familles, la comptabilité et les photos d’activités occupent 250 Go, aujourd’hui sur l’ordinateur portable de la présidente. Trois tranches de 100 Go, soit 33 € HT par mois, suffisent pour une copie hors site qui ne dépend plus d’un seul appareil.
  • Une PME de quinze personnes avec 1 To de données à protéger : dix tranches de 100 Go, soit 110 € HT par mois, pour une copie chiffrée hors site, restaurable fichier par fichier.
  • Dans les deux cas, commencez par l’inventaire : ce qui n’a pas besoin d’être sauvegardé ne doit pas être payé.

Un serveur de fichiers existant peut également être transféré vers votre espace. Lors de la mise en place, nous faisons l’inventaire avec vous, nous installons les outils, nous lançons la première sauvegarde complète et nous vérifions avec vous une première récupération.

En résumé

  • La synchronisation n’est pas une sauvegarde : elle réplique aussi les suppressions et les fichiers chiffrés.
  • La règle 3-2-1 reste la base : trois exemplaires, deux supports, un exemplaire hors site.
  • Choisissez une solution cloud sur la localisation, le chiffrement, la rétention et la restauration élément par élément.
  • Testez la récupération dès le départ, puis à un rythme régulier, à la suite de chaque changement d’outil.

Pour découvrir concrètement la synchronisation, les versions et l’option de copie hors site, consultez la page Sauvegarde cloud de notre site.

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